Rôle de l’hydrogène tritié dans la formation d’eau tritiée et de TLCO dans le sol et la végétation à proximité d’une installation de traitement du tritium

Résumé d’un document technique/de la présentation technique à la :
4e Conférence internationale sur la radioécologie et la radioactivité environnementale (ICRER 2017), Berlin (Allemagne) du 3 au 8 septembre 2017

Préparé par :
M. Ilin et M. Rinker
Commission canadienne de sûreté nucléaire

Résumé

Le tritium qui est rejeté des installations nucléaires se présente sous deux formes chimiques : l’hydrogène tritié (HT) et l’eau tritiée (HTO). La majeure partie du tritium qui est rejeté des réacteurs nucléaires au Canada se trouve sous forme d’eau tritiée alors que les installations de traitement du tritium rejettent dans l’environnement une plus grande proportion de HT. Même si le HT est jusqu’à 25 000 fois moins dangereux que le HTO en cas d’ingestion, il se transforme en HTO dans plusieurs récepteurs comme l’air, le sol, les plantes et les animaux. Le rejet de tritium peut également entraîner des concentrations élevées d’une autre forme importante de ce radionucléide, soit le tritium lié aux composés organiques (TLCO) qui est fortement incorporé à des composés organiques comme les sucres, les protéines, les amidons, les lipides, les matières de structure cellulaire et les acides aminés. Par conséquent, le LTCO a une durée de rétention dans les organismes vivants et les systèmes biologiques beaucoup plus longue que le HTO. Le présent document décrit les résultats d’un travail de recherche sur le terrain lancé et financé par la Commission canadienne de sûreté nucléaire en 2008-2009 afin d’étudier le potentiel d’accumulation du tritium dans les aliments consommés par les humains ou dans l’environnement en raison du rejet régulier dans l’atmosphère de ce radionucléide en provenance des installations nucléaires.

Il est intéressant de noter que les échantillons de sol et de végétation prélevés près d’une installation de traitement du tritium en 2009 ont démontré dans l’ensemble une augmentation systématique des niveaux de HTO et de TLCO ainsi qu’une augmentation des ratios TLCO/HTO comparativement à l’année précédente. Cette augmentation systématique était significative et unique sur le plan statistique parmi tous les sites nucléaires. Afin d’expliquer cela, les données sur les émissions provenant de l’installation de traitement du tritium ont été analysés. On a observé que la campagne d’échantillonnage de 2009 avait été précédée d’une période de quatre semaines pendant lesquelles les émissions d’hydrogène tritié étaient élevées comparativement à l’année précédente, tandis qu’une réduction considérable des émissions de HTO avaient été observée pendant une période de 12 semaines avant la campagne d’échantillonnage en 2009. Par conséquent, la formation élevée de HTO et de TLCO dans le sol et la végétation en 2009 était fortement liée au rejet atmosphérique de HT provenant de l’installation de traitement du tritium. Même si ces rejets de tritium provenant de l’installation ont eu des conséquences sur les doses bien inférieures aux limites réglementaires, ces résultats suggèrent que le rôle du HT dans la formation de HTO et de TLCO dans le sol et la végétation, ses mécanismes ainsi que ses taux doivent être précisés davantage dans le cadre d’études en laboratoire et/ou sur le terrain (p. ex., en utilisant des mesures directes des concentrations de HT et de HTO aux emplacements d’échantillonnage de l’air, du sol et de la végétation). Cela permettrait d’obtenir des données pour informer la prise d’améliorations continues à l’égard de l’évaluation des doses réglementaires et des programmes de surveillance de l’environnement pour les installations nucléaires qui émettent régulièrement du tritium dans l’environnement à proximité.

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