Perspectives sur les questions nucléaires

Le domaine nucléaire est fascinant et complexe. Un nombre incalculable d'études, d'articles d'opinion et d'articles de journaux sont publiés fréquemment. Ceux-ci représentent certains des points de vue quant à l'utilisation de la technologie nucléaire au Canada, y compris les aspects réglementaires.

2016 |2015 | 2014

2016

  • Selon un article publié récemment dans la revue Nuclear Engineering International intitulé « Expanding the Table » (en anglais seulement), les organismes de réglementation nucléaire doivent demeurer indépendants afin de pouvoir exercer une surveillance efficace et impartiale de la sûreté nucléaire pour le secteur nucléaire. Il explique aussi que la force des rapports et la communication avec les parties intéressées peuvent contribuer à établir un dialogue éclairé avec elles sans compromettre l’indépendance de l’organisme de réglementation.
  • Le 6 juin 2016, Canada 2020 a tenu sa 3e conférence annuelle Global Energy Outlook (en anglais seulement). La tête d’affiche était Daniel Yergin, auteur à succès, vice-président d’IHS et fondateur d’IHS Cambridge Energy Research Associates. M. Yergin fut accompagné sur scène par l’honorable Jim Carr, ministre des Ressources naturelles, qui a posé des questions sur les tendances mondiales en matière d’énergie et leurs incidences sur le Canada. M. Carr a mentionné l’énergie nucléaire, soulignant que la plupart des Canadiens ne savent pas que 60 % de l’électricité produite en Ontario provient du nucléaire. M. Yergin a fait remarquer que l’énergie nucléaire doit faire partie du paysage énergétique et qu’il serait contre-intuitif de s’en défaire, surtout dans le contexte actuel où l’on espère mettre en valeur les sources d’énergie renouvelable.
  • Le journal The Guardian a récemment publié un article intitulé « Why it’s time to dispel the myths about nuclear power » (en anglais seulement) qui dissipe certains mythes à propos des accidents de Tchernobyl et de Fukushima.
  • En février 2016, Bill Gates a donné son opinion sur la lutte aux changements climatiques dans une vidéo intéressante (en anglais seulement). Il s’est servi d’une équation pour calculer les émissions de gaz à effet de serre et expliquer la nécessité d’adopter des sources d’énergie propre.

2015

  • Un article intitulé « Global Village »(en anglais seulement), rédigé par Jacquie Hoornweg, a été publié dans le numéro de décembre 2015 du Nuclear Engineering International. Il porte sur les projets de réfection des réacteurs CANDU conçus au Canada et sur la façon dont le Groupe des propriétaires de CANDU en a assuré la réussite grâce à l'échange d'information et de leçons retenues, la réalisation d'analyses comparatives et la création de groupes de travail avec des pairs. L'article présente aussi les opinions des principaux responsables des projets de réfection passés, actuels et futurs d'Énergie Nouveau-Brunswick (centrale nucléaire de Point Lepreau), d'Ontario Power Generation (centrales nucléaires de Darlington) et de Bruce Power (centrale nucléaire de Bruce). Le Groupe des propriétaires de CANDU a été formé en 1984 dans le but de promouvoir la collaboration sur des projets conjoints ainsi que l'échange d'information entre les exploitants de réacteurs CANDU du monde entier.
  • Le 30 août 2015, The Japan News a publié un article intitulé « Understand 'residual risk' for nuclear safety », rédigé par George Apostolakis, chef du Nuclear Risk Research Center, Central Research Institute of Electric Power Industry. Dans son article, M. Apostolakis avance qu'aucune installation n'est sûre de façon absolue, puisque la sûreté est un continuum. Selon lui, il y a toujours un risque résiduel. Toutefois, ces risques peuvent être jugés acceptables ou tolérables s'ils sont contrebalancés par des avantages pour la société. L'article fait également référence aux objectifs de la CCSN en matière de sûreté, tels qu'ils sont décrits dans le document REGDOC-2.5.2, Conception d'installations dotées de réacteurs : Centrales nucléaires.
  • Le 16 juillet 2015, la Nuclear Decommissioning Authority (NDA) a publié un rapport adapté au public intitulé « Understanding activities that produce radioactive wastes in the UK ». Cette organisation est responsable du déclassement et du nettoyage des sites nucléaires civils du Royaume-Uni. Son rapport donne un bon aperçu des déchets radioactifs : des principes fondamentaux de la radioactivité et du rayonnement en passant par les activités qui génèrent des déchets et la gestion de ces derniers. Le rapport comprend aussi des fiches d’information faciles à lire. Ce document est disponible en anglais seulement.
  • Le Toronto Star a récemment publié un encart sur l’énergie nucléaire au Canada dans lequel Michael Binder, président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), signe un article intitulé « Keeping Canada and Canadians safe ». L’article passe en revue les mesures prises par la CCSN pour s’assurer que le secteur nucléaire du Canada demeure sûr et fiable. D’autres membres du secteur ont aussi fourni un certain nombre d’articles.
  • Lire les articles (en anglais seulement) :
  • Le numéro du 11 mars 2015 de France 24 contenait un article intéressant intitulé Nucléaire : Fukushima et Tchernobyl, deux gestions de crise bien distinctes. Il examinait des renseignements fournis par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire de France concernant les deux accidents nucléaires. La conclusion : les impacts des deux accidents sont fondamentalement différents. Fukushima n’est pas un nouveau Tchernobyl.
  • L’écologiste Bruno Comby, fondateur du groupe de pression « Association des écologistes pour le nucléaire », avance que le lobby anti-nucléaire a transformé une source d’énergie très sûre en un énorme problème en déformant la réalité. Dans l’entrevue qu’il a accordée à NucNet (en anglais seulement), il traite des risques, du rayonnement et des déchets nucléaires.
  • Le Community Vitality Monitoring Partnership Process (CVMPP) a récemment publié une étude sur les effets des programmes de santé et de bien-être du secteur de l'uranium (en anglais seulement). L'étude porte sur les effets des programmes de santé et de bien-être destinés aux travailleurs du secteur de l'uranium et vise à établir dans quelle mesure les travailleurs d'établissements miniers du nord de la Saskatchewan se servent des services de santé et des programmes de bien-être. Elle concerne aussi le transfert des connaissances et des comportements des travailleurs à leurs familles et, indirectement, à leurs collectivités. L'objectif du CVMPP est de fournir de l'information aux parties intéressées afin qu'elles puissent maintenir et améliorer activement la qualité de vie des résidents du nord de la Saskatchewan.
  • Kelvin Kemm, Ph. D., récipiendaire du Lifetime Achievers Award du National Science and Technology Forum de l’Afrique du Sud, a récemment publié un article intitulé « The lesson of Fukushima – Nuclear energy is safe ». M. Klemm examine de plus près les répercussions du désastre à Fukushima, et souligne l’importance de sensibiliser le public et les autorités à la véritable nature de l’énergie nucléaire.
  • Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’organisme international chargé d’évaluer l’information scientifique, technique et socioéconomique pertinente pour comprendre les changements climatiques, leurs conséquences potentielles ainsi que des solutions d’adaptation et d’atténuation, a publié son rapport de synthèse sur les changements climatiques 2014 (en anglais seulement). L’une des principales conclusions de ce rapport est que l’émission continue de gaz à effet de serre se traduira par l’intensification du réchauffement et des changements à long terme.
  • Des événements comme l’accident de Fukushima Daiichi ont fait augmenter les préoccupations du public à l’égard de la sûreté de l’énergie nucléaire dans beaucoup de pays. Le public scrute également davantage les examens de la sûreté et les exigences connexes élaborés après de tels événements afin de rendre les centrales nucléaires actuelles et futures encore plus sécuritaires. La feuille de route technologique de l’AIE et de l’AEN vise à aider les gouvernements qui souhaitent adopter, gérer ou développer des technologies nucléaires à le faire de manière sécuritaire, abordable et acceptée par le public.
  • Une lettre ouverte a récemment été publiée demandant aux environnementalistes de reconnaître et de soutenir le rôle que peut jouer l’énergie nucléaire dans la lutte contre les changements climatiques et la protection de la biodiversité. La lettre, signée par des universitaires reconnus de pays incluant l’Australie, le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Suisse, les États-Unis, le Canada, Singapour, l’Indonésie, l’Inde, l’Afrique du Sud et la Turquie, défend un article rédigé par deux professeurs d’université et publié dans la revue Conservation Biology au sujet du rôle clé de l’énergie nucléaire à l’égard de la conservation de la biodiversité mondiale.
  • En mai 2014, l’Association nucléaire canadienne a publié un rapport intitulé « Assessing the Business Case for the National Research Universal Reactor (NRU) ». Le document présente les avantages stratégiques d’avoir une infrastructure solide en matière de recherche et développement dans le domaine du nucléaire, au cœur de laquelle se trouve le réacteur NRU (ou un réacteur de recherche de remplacement). Selon les auteurs, il est difficile de miser sur l’innovation et la commercialisation pour établir une politique de restructuration du gouvernement pour EACL et renforcer l’industrie nucléaire canadienne sans avoir recours à un réacteur de recherche national.

2014

  • En 2014, l’Institute of Nuclear Materials Management a publié un numéro d’été du Journal of Nuclear Materials Management (JNMM) consacré à un exercice de simulation. Cet exercice, intitulé Galaxy Serpent, a réuni des participants d’une vingtaine de pays et portait sur l’utilisation des bibliothèques médico-légales nucléaires du Canada, qui constituent des bases de données de produits chimiques sur les matières nucléaires uniques visées par un contrôle réglementaire. Ces bibliothèques permettent de déterminer l’origine d’une matière nucléaire précise dans l’éventualité peu probable qu’elle ait échappé au contrôle réglementaire. Ce numéro spécial contenait un article pertinent du Canada ayant pour titre Galaxy Serpent Virtual Tabletop Exercise: Canada’s Approach, Findings, and Lessons Learned, (en anglais seulement), dans lequel on explique l’application de la chimiométrie aux fins de l’identification des matières nucléaires.
  • Lisa Thiele, avocate-générale principale de la CCSN, fait le point sur les affaires juridiques liées à l’énergie nucléaire survenues en 2014. (PDF)
  • Le Bulletin de droit nucléaire (n° 92) contient un article intitulé « Extraction et production d’uranium : le point de vue d’une juriste sur la réglementation d’une ressource importante », rédigé par Lisa Thiele, avocate générale à la CCSN. L’article présente d’abord un historique de la réglementation de l’extraction de l’uranium puis les normes et la réglementation internationale en vigueur. Il donne ensuite un aperçu des enjeux liés au commerce de l’uranium ainsi que du contrôle et de la coordination connexes à l’échelle internationale. Le Bulletin de droit international est une publication internationale qui s’adresse aux professionnels et aux universitaires dans le domaine du droit nucléaire.
  • En juin, un article de Forbes (en anglais seulement). contestait la notion selon laquelle les taux de cancer de la thyroïde chez les enfants vivant près de Fukushima ont bondi à plus de 40 fois les taux normaux.
  • Le 2 mai 2014 : À la réunion de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) tenue le 21 août 2013, des intervenants ont soulevé des préoccupations concernant la mise en œuvre des exigences énoncées à la section III du code de l’ASME dans la conception du parc de centrales nucléaires CANDU exploitées au Canada. Pour répondre à ces préoccupations, la CCSN a demandé à un tiers indépendant d’évaluer les déclarations des intervenants et de formuler des questions à transmettre au comité de l’ASME aux fins d’interprétation. L’interprétation officielle de l’ASME appuie la position de l’évaluateur indépendant à l’égard des déclarations des intervenants, ce qui correspond également à l’interprétation du personnel de la CNSC concernant les énoncés de l’ASME en question. Le rapport du tiers indépendant, qui contient les questions envoyées à l’ASME et les réponses à celles ci, peut maintenant être consulté (en anglais seulement).
  • Le 23 avril 2014, Allison M. Macfarlane, la présidente de l’organisme de réglementation des États-Unis a donné une allocution intitulée «Ensuring Safety and Security: How a Technical Agency Operates in a Policy World” (PDF — en anglais seulement, source : US NRC) lors de la réunion annuelle et forum de politiques publiques de la U.S. Energy Association à Washington.
  • Le 5 mars 2014, le magazine Forbes a publié un article intitulé « WIPP Is Still The Best and Only Choice For Nuclear Waste » (traduction : L’installation pilote d’isolement des déchets est la meilleure et unique option pour la gestion des déchets nucléaires), afin d’expliquer les conséquences sur la sûreté d’un incident récent survenu à l’installation pilote d’isolement des déchets située près de Carlsbad, au Nouveau-Mexique.
  • Le 25 février 2014, World Nuclear News a publié un article intitulé « Novel study puts Fukushima doses into perspective » (traduction : Une étude novatrice met en lumière les doses reçues à Fukushima), au sujet des conclusions d’une nouvelle étude examinant les impacts sur la santé associés à l’accident de Fukushima. L’étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, visait à évaluer les doses reçues par les personnes vivant à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, environ un an et demi après l’accident de mars 2011. Elle conclut que le rayonnement auquel a été exposée la majorité de la population de la région de Fukushima à la suite de l’accident est comparable aux variations du rayonnement naturel et ne devrait pas dépasser 1 millisievert par année, c’est-à-dire la limite de dose pour la population.
  • Le 20 janvier 2014, The Province a publié un article intitulé « Is it safe to eat the sushi? Answers to your questions about Fukushima radiation »(traduction : Est-ce sécuritaire de manger du sushi? Réponses à vos questions sur le rayonnement à Fukushima). L'article réfute des croyances répandues, notamment que les poissons et les plages de la Colombie-Britannique (C.-B.) sont contaminés en raison de niveaux élevés de rayonnement et que le rayonnement à Fukushima a entraîné la mort d'innombrables étoiles de mer au large de la côte de la C.-B.
  • Le 9 janvier 2014, la revue Scientific American a publié un article intitulé « What You Should and Shouldn't Worry about after the Fukushima Nuclear Meltdown » (traduction : Ce qui doit ou ne doit pas vous inquiéter au lendemain de la fusion nucléaire de Fukushima). L'article répond à certaines des préoccupations les plus courantes des membres du public, p. ex. le niveau de radioactivité de la vapeur qui est parfois visible près des bâtiments de réacteur, la contamination du poisson et des fruits de mer et la gestion à long terme du site.

    Depuis 1845, la revue Scientific American fait autorité dans le domaine de la vulgarisation de la science, de la technologie de l'information et des politiques.

  • La Nuclear Threat Initiative (NTI) a publié son Nuclear Materials Security Index (Index de la sécurité des matières nucléaires, en anglais seulement) pour 2014. Il s'agit d'une évaluation publique unique des conditions de sécurité des matières nucléaires, qui a été effectuée dans 176 pays et préparée de concert avec la Economist Intelligence Unit (EIU).

    Le Canada améliore considérablement sa position en se plaçant au deuxième rang. Il a obtenu ce classement en améliorant ses règlements sur le transport grâce aux nouvelles directives de l'AIEA sur le transport des matières nucléaires qui ont été incorporées aux règlements de la CCSN. Sa performance s'explique également par la ratification de deux ententes internationales – la Convention sur la protection physique des matières nucléaires modifiée en 2005 et la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire – deux ententes clés liées à la sécurité nucléaire.