S’attaquer aux enjeux liés à la communication des urgences nucléaires et radiologiques

Le vice-président Jason Cameron a animé la discussion internationale sur la communication lors d’une urgence nucléaire au Symposium international sur la communication des urgences nucléaires et radiologiques au public.

En octobre 2018, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a organisé le Symposium international sur la communication des urgences nucléaires et radiologiques au public, regroupant 400 participants de 74 États membres à Vienne pour discuter des enjeux et cerner les priorités essentielles en vue d’améliorer des stratégies de communication efficace avec le public avant, pendant et après des urgences nucléaires et radiologiques. Jason Cameron, vice-président des affaires réglementaires et chef des communications de la CCSN, a présidé le symposium.

Le rapport final du symposium (en anglais seulement) est affiché en ligne. Le document informatif constitue un résumé complet du symposium et contient des récits qui touchent l’ensemble des exposés, groupes de discussion et séances de présentation par affiches. On y trouve les recommandations de M. Cameron visant à améliorer la façon dont les responsables de tous les niveaux et dans le monde entier communiquent avec le public pendant une urgence nucléaire ou radiologique. Il incombe désormais aux États membres et à l’AIEA de donner suite à ces recommandations et de faire part des progrès réalisés lors de prochains événements à l’échelle internationale sur la préparation et l’intervention en cas d’urgence.

1: Assurer « un seul message, de nombreuses voix » grâce aux principes et dispositions en matière de communication publique efficace

Il est important d’avoir des principes bien établis et des dispositions pratiques pour la communication avec le public dans une situation d’urgence, et il est nécessaire de tenir compte de pratiques exemplaires dans les normes internationales en matière de sûreté.

2: Avoir des moyens pratiques de mettre en œuvre les dispositions relatives à la communication lors d’urgences nucléaires ou radiologiques

Il est important d’être prêt à l’avance (c.-à-d. bien connaître les rôles et les responsabilités, créer et mettre à l’essai de la documentation, cibler et mobiliser les parties intéressées). On a mis l’accent sur l’apprentissage continu sous forme d’ateliers, de formation et d’exercices, et on a souligné le besoin de former simultanément des experts techniques et des experts en communication.

3: Répondre à la question « Suis-je en sécurité? » dans une situation d’urgence

Il est important – mais difficile – de répondre à la question « Suis-je en sécurité? ». L’utilisation d’un langage clair et empathique qui tient compte des risques radiologiques pour la santé et transmet de l’information fiable renforce la confiance, apaise les craintes et aide à éviter des gestes injustifiés. Pour soutenir ces efforts, nous devons tous rédiger des documents de communication sur les activités de préparation et d’intervention d’urgence que les personnes visées pourront facilement comprendre, peu importe leur culture, leur niveau d’instruction et leur langue

4: Incorporer les médias novateurs dans les dispositions en matière de communication

Les innovations dans les médias entraînent de profonds changements dans les pratiques de la communication. La portée et l’influence des médias sociaux ont notamment pris de l’ampleur. Comme ces tendances vont sans doute s’amplifier, il est essentiel que les agents d’information et les communicateurs du domaine nucléaire assurent le caractère efficace et transparent des communications d’urgence.

5: Accorder la priorité aux communications lors d’événements de préparation et d’intervention d’urgence et autres activités pertinentes

La communication doit demeurer une priorité essentielle. Il ne suffit pas d’accroître le nombre de réunions et d’ateliers internationaux qui portent sur le sujet. Il faut également tenir compte des communications dans le cadre d’activités à l’échelle nationale qui portent sur la préparation et l’intervention d’urgence.

Il incombe désormais aux États membres et à l’AIEA de donner suite à ces recommandations et de faire part des progrès réalisés lors de prochains événements à l’échelle internationale sur la préparation et l’intervention en cas d’urgence. La CCSN s’engage à donner suite à ces recommandations, à faire part des pratiques exemplaires et à poursuivre l’apprentissage auprès de nos homologues internationaux.

En exerçant un leadership au sujet des enjeux nucléaires à l’échelle mondiale, notamment l’importance d’une communication efficace avec le public dans une situation d’urgence, la CCSN s’efforce d’assurer la sécurité de la population canadienne, et du monde entier.

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