Étude des conséquences d’un grave accident nucléaire hypothétique et de l’efficacité des mesures d’atténuation

Septembre 2015

L’Étude des conséquences d’un grave accident nucléaire hypothétique et de l’efficacité des mesures d’atténuation a été réalisée pour évaluer les conséquences et les mesures d’atténuation préventives possibles d’un grave accident nucléaire hypothétique au Canada. Elle vise à répondre aux préoccupations soulevées pendant les audiences publiques sur l’évaluation environnementale du projet de réfection de la centrale nucléaire de Darlington tenues en décembre 2012.

La version provisoire de l’étude a été publiée en juin 2014 à des fins de consultation publique et présentée à la Commission. Après la période de consultation, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a pris en compte et intégré les commentaires de la Commission ainsi que plus de 500 mémoires du public, du gouvernement et d’autres organisations. Des précisions ont été apportées à l’endroit de certains termes et hypothèses de l’étude, et de l’information sur divers sujets (p. ex. le fonctionnement des réacteurs, les décisions en matière d’intervention d’urgence, l’acceptabilité des risques et les comparaisons aux effets de l’accident de Fukushima) a été ajoutée. Dans certains cas, les résultats liés aux doses et aux risques ont été mis à jour au moyen d’une méthode statistique plus conforme à la façon dont la modélisation des doses serait effectuée lors d’une véritable urgence. Ces changements n’ont toutefois pas modifié les conclusions du rapport.

Une mise à jour subséquente a été présentée à la Commission en mars 2015. L’étude a été publiée sur le site de la CCSN dans les deux langues officielles en septembre 2015, avant la tenue de la Partie 2 de l’audience sur le renouvellement de permis de la centrale de Darlington en novembre 2015.

Certains des scénarios d’accident grave présentés ont prévu des doses comparables aux doses réelles mesurées à Fukushima. L’étude conclut que dans le cas improbable d’un rejet de matières radioactives, on ne pourrait déceler de risque accru de cancer chez la majorité de la population, à l’exception d’une augmentation du risque de cancer de la thyroïde chez les enfants. Cela n’est pas étonnant, étant donné la sensibilité de la thyroïde d’un enfant au rayonnement. Ces résultats soulignent l’importance continue de tenir compte de récepteurs sensibles (p. ex. les enfants) dans la planification en cas d’urgence, comme l’administration de comprimés d’iodure de potassium (KI).

Lire l’étude (PDF) : Étude des conséquences d’un grave accident nucléaire hypothétique et de l’efficacité des mesures d’atténuation