Réacteurs de recherche

Un certain nombre de réacteurs de recherche sont en exploitation d'un bout à l'autre du Canada. Plus petits que ceux retrouvés dans les centrales nucléaires, les réacteurs de recherche ont diverses applications, y compris la recherche scientifique, les essais non destructifs et la production de substances radioactives utilisées à des fins médicales, industrielles et scientifiques.

Les réacteurs de recherche nucléaires font partie des installations nucléaires de catégorie I. Les titulaires de permis qui les exploitent incluent des universités, des entreprises privées et des organismes gouvernementaux. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente les réacteurs nucléaires du Canada à toutes les étapes de leur cycle de vie – de l'évaluation environnementale requise avant la construction au déclassement après la fin des opérations.

À chaque étape, la CCSN détermine si le demandeur de permis est qualifié et s'il a pris les mesures voulues pour protéger l'environnement, préserver la santé et la sécurité des personnes, et assurer le maintien de la sécurité nationale.

Réacteurs de recherche déclassés

Plusieurs réacteurs de recherche canadiens ont été déclassés au fil des ans : les réacteurs NRX, ZEEP et Ptr aux Laboratoires de Chalk River (Chalk River, Ontario); les réacteurs SLOWPOKE à l'Université Dalhousie (Halifax, Nouvelle-Écosse), à l'Université de Toronto, à Tunney's Pasture et aux installations de MDS Nordion (Kanata); et le réacteur à refroidissement organique WR-1 (Pinawa, Manitoba). Trois réacteurs de recherche ont également été déclassés en partie : MAPLE-1 et MAPLE-2 aux LCR et un réacteur SLOWPOKE aux Laboratoires de Whiteshell.

Laboratoires de Whiteshell, Pinawa (Manitoba)
Laboratoires de Whiteshell,
Pinawa (Manitoba)

Le réacteur NRX aux LCR, le premier réacteur de recherche à grande échelle au Canada, est entré en exploitation en 1947 et a joué un rôle déterminant dans le développement du réacteur CANDU. Le réacteur a été largement utilisé pour les essais sur le carburant et les matériaux ainsi que pour la recherche en physique nucléaire à l'appui du programme d'énergie nucléaire canadien. Après environ 250 000 heures en exploitation, le réacteur NRX a été mis en arrêt le 29 janvier 1992. Il est actuellement en état d'arrêt garanti, en attente du déclassement final. De plus, aux LCR, deux réacteurs MAPLE (Multipurpose Applied Physics Lattice Experiment) ont été mis en service en partie. Cependant, EACL a dû mettre fin au projet en 2008 en raison de problèmes majeurs. Les deux réacteurs sont en état d'arrêt garanti, en attente du déclassement final.

Le réacteur à refroidissement organique WR-1, situé aux Laboratoires de Whiteshell près de Pinawa (Manitoba), a été en exploitation de 1965 à 1985. Le réacteur est actuellement en état d'arrêt garanti, en attente du déclassement final. De plus, EACL a construit et mis en service en partie un réacteur SLOWPOKE aux Laboratoires de Whiteshell afin de démontrer comment la technologie pouvait être utilisée pour le chauffage à distance.

Le réacteur SLOWPOKE-2 de l'Université Dalhousie (RSUD), qui fait partie du Centre de recherche en analyse de traces de l'Université, a été déclassé en mars 2011. Il est actuellement en état d'arrêt garanti, en attente du déclassement final.

En plus des réacteurs de recherche susmentionnés, il y a trois réacteurs de puissance prototypes déclassés en partie au Canada : Gentilly-1, la Centrale expérimentale d'énergie atomique et Douglas Point.