Foire aux questions: Le rejet de tritium et ses conséquences radiologiques au Canada en 2006

Q1. Quels sont le but et la portée de ce rapport?
Q2. Comment l’étude a-t-elle été réalisée?
Q3. Quelles en sont les conclusions?
Q4. Quelles sont les limites de dose acceptables pour le tritium au Canada?
Q5. Est-ce que les concentrations de tritium indiquées dans cette étude sont plus élevées que les limites de dose acceptables au Canada?
Q6. Pourquoi les concentrations de tritium dans les eaux souterraines sont-elles élevées à certaines installations?
Q7. Les concentrations de tritium dans les eaux souterraines posent-elles un risque pour la santé?

Q1. Quels sont le but et la portée de ce rapport?

R1. Le rapport Le rejet de tritium et ses conséquences radiologiques au Canada en 2006 fait partie d’une série d’études techniques réalisées par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) dans le cadre du projet d’études techniques sur le tritium. La recherche vise à accroître nos connaissances sur le tritium et à renforcer la surveillance réglementaire des activités liées au tritium au Canada.

Ce rapport fournit de l’information sur :

  • la production et l’utilisation du tritium
  • les rejets de tritium dans l’environnement, en 2006, provenant des installations autorisées par la CCSN
  • les concentrations de tritium mesurées dans le sol, l’eau, l’air et la végétation en périphérie des installations autorisées par la CCSN qui rejettent du tritium dans l’environnement
  • les doses de tritium estimatives reçues par le public et les travailleurs à la suite de rejets en 2006

Q2. Comment l’étude a-t-elle été réalisée?

R2. L’information fournie dans ce rapport a été compilée à partir des rapports annuels de 2006 sur la conformité et la surveillance environnementale qui ont été soumis à la CCSN par les titulaires de permis des grandes installations. Ces installations autorisées comprennent les réacteurs nucléaires CANDU, les réacteurs de recherche, les installations de gestion des déchets nucléaires, les installations de traitement du tritium, les installations de recherche et les laboratoires de chimie.

Q3. Quelles en sont les conclusions?

R3. L’étude indique que :

  • en 2006, les rejets de tritium provenant des installations nucléaires ne représentaient qu’une petite fraction des limites réglementaires
  • les doses reçues par les travailleurs et le public qui habitent à proximité des installations nucléaires étaient inférieures aux limites de dose établies par la CCSN
  • les concentrations de tritium dans les sources d’eau potable en périphérie des installations nucléaires étaient toutes en deçà de la limite de 7 000 becquerels par litre (Bq/l) établie dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada
  • les concentrations élevées de tritium dans les eaux souterraines ne contribuent pas à la dose de rayonnement reçue par les travailleurs ou le public

Compte tenu de ces résultats, la CCSN conclut que le tritium rejeté en 2006 par les réacteurs nucléaires CANDU, les réacteurs de recherche, les installations de gestion des déchets nucléaires, les installations de traitement du tritium, les installations de recherche et les laboratoires de chimie a été contrôlé efficacement de façon à prévenir tout risque pour la santé du public, les travailleurs du nucléaire et l’environnement.

Q4. Quelles sont les limites de dose acceptables pour le tritium au Canada?

R4. La CCSN réglemente les installations nucléaires dans le but de préserver la santé et de protéger l’environnement et précise les limites de dose pour toutes les sources de rayonnement attribuables aux activités autorisées par la CCSN, y compris le tritium. La plupart des pays qui possèdent des technologies semblables à celles du Canada ont les mêmes limites de dose pour les travailleurs et le public :

  • La limite de dose canadienne pour le grand public s’élève à 1 millisievert (mSv) par année
  • La limite de dose canadienne pour les travailleurs du nucléaire s’élève à 50 mSv par année et à 100 mSv sur 5 ans

Q5. Est-ce que les concentrations de tritium indiquées dans cette étude sont plus élevées que les limites de dose acceptables au Canada?

R5. Non. En 2006, les rejets de tritium dans l’environnement provenant des installations autorisées par la CCSN se sont traduits par des doses bien inférieures à la limite de dose du public de 1 mSv par année.

Q6. Pourquoi les concentrations de tritium dans les eaux souterraines sont-elles élevées à certaines installations?

R6. Il est interdit aux titulaires de permis de rejeter directement le tritium dans les eaux souterraines. Les concentrations élevées de tritium dans les eaux souterraines sont attribuables aux défaillances et aux anciennes façons de faire ou au lessivage des émissions de cheminée. Les titulaires de permis doivent prendre des mesures à l’égard de cette contamination survenue par le passé, comme l’exige la CCSN.

Q7. Les concentrations de tritium dans les eaux souterraines posent-elles un risque pour la santé?

R7. Non. La contamination des eaux souterraines actuelle ne pose pas de risque pour la santé des travailleurs et du public, car les eaux souterraines des zones contaminées ne sont pas utilisées comme sources d’eau potable. Pour bien situer les choses dans leur contexte, disons que, pour l’année 2006, les concentrations de tritium dans les sources publiques d’eau potable situées à proximité des installations autorisées étaient inférieures à 20 Bq/l, ce qui représente une petite fraction de la limite de 7 000 Bq/l indiquée dans les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada. Au fil du temps, les concentrations de tritium diminueront naturellement.