Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Tritium

Le tritium est une forme radioactive de l’hydrogène qui existe à la fois à l’état naturel et comme sous-produit des réacteurs nucléaires et des installations de traitement du tritium. Le tritium peut poser un risque pour la santé s’il est ingéré en consommant de l’eau ou de la nourriture, ou s’il est inhalé ou absorbé par la peau en quantités importantes.

La CCSN réglemente les rejets de tritium des réacteurs nucléaires et des installations de traitement du tritium afin de préserver la santé et la sécurité des travailleurs et du public et de protéger l’environnement.

Quelques faits

  • Le tritium est une forme radioactive de l’hydrogène qui existe à la fois à l’état naturel (comme produit de l’interaction des rayons cosmiques avec les gaz de la haute atmosphère) et comme sous-produit des réacteurs nucléaires.
  • Le tritium est le seul isotope radioactif de l’élément hydrogène.
  • Les atomes de tritium peuvent remplacer les atomes d’hydrogène dans n’importe quelle molécule.
  • Le tritium peut poser un risque pour la santé s’il est ingéré par l’intermédiaire de l’eau potable ou de la nourriture, ou s’il est absorbé par la peau en quantités importantes. 
  • Le modérateur et le caloporteur utilisés dans les réacteurs nucléaires CANDU (de conception canadienne) sont constitués d’eau lourde, de sorte que ces derniers produisent plus de tritium que la plupart des autres types de réacteurs.
  • Il y a actuellement 18 réacteurs CANDU en exploitation au Canada.
  • Les niveaux de tritium dans l’approvisionnement en eau potable à proximité des installations nucléaires sont bien en deçà de la limite de 7 000 Bq/L recommandée par Santé Canada sur la qualité de l’eau potable, de même que de la limite de 20 Bq/L proposée par l’Ontario Drinking Water Advisory Council.
  • La population générale au Canada n’est pas à risque en ce qui a trait à l’incorporation de tritium puisque les niveaux d’exposition au tritium se situent bien en dessous des limites réglementaires.
  • Pour la population générale, la dose de rayonnement maximale pour les activités réglementées au Canada est de 1 millisievert (mSv) par année au-dessus des concentrations naturelles qui se situent en moyenne entre 2 et 3 mSv.
  • Les doses de tritium auxquelles les membres du public sont exposés à proximité des réacteurs nucléaires sont très faibles (0,00045 à 0,0026 mSv/année). Elles sont aussi très faibles à proximité des installations de traitement (0,00001 à 0,0145 mSv/année).
  • La limite de dose pour les travailleurs du secteur nucléaire est de 50 mSv/an ou de 100 mSv sur cinq ans.
  • En 2006, les doses professionnelles attribuables à l’exposition au tritium ont varié en moyenne de 0,07 à 0,26 mSv pour les travailleurs des centrales nucléaires, et de 0,30 à 0,90 mSv pour les travailleurs des installations de traitement et de recherche. Dans tous les cas, les doses aux travailleurs ont été très inférieures à la limite réglementaire annuelle pour les travailleurs établie par la CCSN.