Q1. Qu’est-ce que le tritium?
Q2. Qu’est-ce que le projet « Études sur le tritium »?
Q3. Quel est l’objectif du présent rapport?
Q4. Que contient le rapport?
Q5. Quelles sont les conclusions du rapport?
Q6. L’exposition au tritium pose-t-elle un risque pour la santé au Canada?
Q7. S’agit-il d’un rapport révisé par des pairs?
Q8. Quelles seront les conséquences du rapport sur la réglementation des titulaires de permis de la CCSN?
R1. Le tritium est une forme radioactive de l’hydrogène qui existe à la fois à l’état naturel et comme sous-produit des réacteurs nucléaires et des installations de traitement de tritium. Le tritium peut poser un risque pour la santé s’il est ingéré par l’intermédiaire de l’eau potable ou de la nourriture, ou s’il est absorbé par la peau. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente les rejets de tritium provenant des réacteurs nucléaires et des installations de traitement dans le but de préserver la santé et la sécurité des travailleurs et du public et de protéger l’environnement.
Q2. Qu’est-ce que le projet « Études sur le tritium »?
R2. En janvier 2007, le tribunal de la Commission demandait expressément au personnel de la CCSN d’entreprendre des travaux de recherche sur les rejets de tritium au Canada, ainsi que d’étudier et d’évaluer les installations de transformation de tritium ayant les meilleures pratiques dans le monde. La CCSN a donc amorcé des recherches dans le cadre du projet d’« Études sur le tritium », ces travaux ayant pour objectif d’accroître la somme des connaissances sur le tritium dans le cadre de la surveillance réglementaire des rejets de tritium et des activités de traitement du tritium au Canada.
Q3. Quel est l’objectif du présent rapport?
R3. Le rapport vise à fournir :
- une étude indépendante de la littérature scientifique qui permet d’évaluer les effets du tritium sur la santé des travailleurs et du public exposés à cette substance;
- une évaluation des pratiques de dosimétrie concernant l’incorporation de tritium au Canada et à l’étranger;
- un examen des mesures actuelles permettant de réduire l’exposition au tritium.
R4. Les renseignements suivants sont examinés et résumés :
- un survol des propriétés physiques, chimiques et radiologiques du tritium;
- une analyse détaillée des effets néfastes sur la santé du rayonnement émis par le tritium, qui comprend un examen d’études en laboratoire et d’études épidémiologiques;
- un examen des études expérimentales estimant l’efficacité biologique relative (EBR) du rayonnement émis par le tritium;
- une description des modèles biocinétique et dosimétrique du tritium;
- un examen de l’approche adoptée par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) concernant la protection contre les effets néfastes du tritium et la modification possible du facteur de pondération radiologique (wR).
Q5. Quelles sont les conclusions du rapport?
R5. Le rapport tire les conclusions suivantes :
- Le rayonnement bêta émis par le tritium est environ 1,4 fois plus efficace sur le plan biologique que les rayons X et 2,2 fois plus efficace que les rayons gamma. Ce qui signifie que le risque lié au tritium pour la santé est respectivement 1,4 et 2,2 fois plus élevé que pour ces types de rayonnement.
- L’utilisation d’un facteur de pondération radiologique égal à 1 dans le cadre de radioprotection actuel de la CIPR n’a pas entraîné la diminution du niveau de protection des travailleurs ou de la population, étant donné que la mise en œuvre de l’optimisation a entraîné une très faible exposition au tritium, largement inférieure aux doses auxquelles on observe un risque accru de cancer.
- À des fins de radioprotection, il est acceptable d’utiliser les modèles biocinétique et dosimétrique actuels dans l’évaluation de la dose.
- Les études révèlent qu’il est hautement improbable que les niveaux actuels d’exposition au tritium au Canada entraînent des effets néfastes sur la santé.
- Le cadre de réglementation actuel du Canada permet de contrôler efficacement l’exposition au tritium.
Q6. L’exposition au tritium pose-t-elle un risque pour la santé au Canada?
R6. Au Canada, l’exposition totale aux rayonnements des travailleurs et du public est faible et le tritium ne représente qu’une petite fraction de toutes les sources de rayonnement auxquelles nous sommes exposés.
Des recherches exhaustives portant sur d’autres types de rayonnements de niveaux beaucoup plus élevés fournissent peu de preuves de l’existence d’effets sur la santé imputables aux rayonnements (hausse des anomalies congénitales, des cancers ou de la mortalité, par exemple) dans les populations exposées au niveaux de tritium actuellement mesurés dans l’environnement et dans les milieux de travail. Ce qui porte à croire que le risque imputable au tritium est faible et comparable au risque d’observer ces problèmes de santé dans la population en général.
Q7. S’agit-il d’un rapport révisé par des pairs?
R7. Oui. Les experts en la matière suivants mandatés par la CCSN ont examiné le rapport afin d’en assurer la validité. Il s’agit d’experts de renom et respectés travaillant dans les domaines de la radiobiologie, de la dosimétrie et de l’épidémiologie. Leur expertise en recherche sur le tritium en fait des examinateurs compétents.
John Boice |
Barrie Lambert |
David Kocher |
John Harrison |
Richard Richardson |
Richard Wakeford |
Q8. Quelles seront les conséquences du rapport sur la réglementation des titulaires de permis de la CCSN?
R8. Le rapport Tritium : Effets sur la santé, dosimétrie et radioprotection n’inclut aucune recommandation; cependant, l’information qu’il contient sera analysée par le personnel de la CCSN en conjonction avec d’autres rapports du projet d’Études sur le tritium. Un rapport de synthèse comprenant des recommandations qui pourraient affecter la surveillance et la réglementation sera présenté au tribunal de la Commission en juin 2010.