Commission canadienne du sûreté nucléaire
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FAQ - Taux de tritium dans les produits maraîchers de Pembroke en 2007 et dose à la population

Q1. Qu’est-ce que le tritium?
Q2. Qu’est-ce que le projet d’études sur le tritium?
Q3. Quel est le but de ce rapport?
Q4. Comment « une source de tritium à long terme » a-t-elle été supprimée?
Q5. Quelles sont les conclusions de l’étude?
Q6. Quelles sont les limites de dose acceptables pour le tritium au Canada?
Q7. Existe-t-il un risque sanitaire lié aux concentrations de tritium dans les produits maraîchers étudiés?


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Q1. Qu’est-ce que le tritium?

R1. Le tritium est une forme radioactive d’hydrogène qui existe à la fois à l’état naturel et comme sous-produit des réacteurs nucléaires et des installations de traitement du tritium. Le tritium peut poser un risque pour la santé s’il est ingéré en consommant de l’eau ou de la nourriture, ou s’il est inhalé ou absorbé par la peau. Les rejets de tritium par les réacteurs nucléaires et les installations de traitement du tritium sont réglementés par la CCSN pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs et du public et protéger l’environnement.

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Q2. Qu’est-ce que le projet d’études sur le tritium?

R2. En janvier 2007, le tribunal de la Commission a ordonné au personnel de la CCSN d’entreprendre des travaux de recherche sur les rejets de tritium au Canada ainsi que de soumettre une étude et une évaluation des installations de traitement du tritium qui appliquent les pratiques exemplaires en vigueur à l’échelle internationale. Le personnel de la CCSN a donc lancé plusieurs projets de recherche dans le cadre de l’initiative Études sur le tritium. Ces travaux permettront d’enrichir l’information disponible pour guider la surveillance réglementaire du traitement du tritium et de ses rejets au Canada.

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Q3. Quel est le but de ce rapport?

R3. Le rapport Taux de tritium dans les produits maraîchers de Pembroke en 2007 et dose à la population donne  les résultats obtenus lors des recherches effectuées par l’Université d’Ottawa et financées par la CCSN sur le tritium dans les légumes et les fruits de Pembroke ainsi que dans des échantillons de sols correspondants recueillis à la fin de l’été 2007. L’objectif poursuivi était de recueillir des renseignements sur la récupération de l’environnement après la suppression d’une source de tritium à long terme. Le rapport fournit aussi les estimations de dose pour les personnes consommant les produits locaux aux fins d’interprétation.

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Q4. Comment « une source de tritium à long terme » a-t-elle été supprimée?

R4. La société SRB Technologies (SRBT) à Pembroke est titulaire d’un permis de la CCSN et elle produisait des sources lumineuses au tritium depuis 1991. À la suite de mesures prises par la CCSN pour le non-respect de la conformité, cette société avait dû interrompre temporairement sa production en 2007. Cela a eu pour conséquence une réduction importante des rejets dans l’atmosphère par rapport aux opérations antérieures, en plus de présenter une occasion unique d’étudier comment l’environnement réagit après une telle réduction. En 2005, le personnel de la CCSN avait recueilli des données semblables sur les produits agricoles et elles constituent un bon point de comparaison pour la présente étude.

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Q5. Quelles sont les conclusions de l’étude?

R5.

  • La dose de tritium au public en 2007 provenant de la consommation de produits agricoles locaux de Pembroke était inférieure à 0,004 mSv par an. Elle est donc très inférieure à la limite de dose publique de 1 mSv par an et de plusieurs ordres de grandeur en dessous des doses connues ayant des effets sur la santé.
  • Cette étude a permis de détecter des concentrations prévues de tritium dans les produits maraîchers locaux cultivés à Pembroke en 2005 et 2007.
  • On n’a pas trouvé de trace d’accumulation importante de tritium dans les sols de surface en 2007 après 16 années de rejets de tritium de l’installation de la SRBT.
  • La dose de tritium ingérée en consommant des fruits et des légumes cultivés à Pembroke diminue considérablement avec la distance des jardins de l’installation de la SRBT.
  • Les risques sanitaires chez les personnes exposées de façon chronique à des doses de rayonnement d’environ 100 mSv ou moins ne sont pas différents des risques sanitaires semblables encourus par la population canadienne en général.

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Q6. Quelles sont les limites de dose acceptables pour le tritium au Canada?

R6. La CCSN réglemente les installations nucléaires dans le but de préserver la santé et de protéger l’environnement et précise les limites de dose pour toutes les sources de rayonnement attribuables aux activités autorisées par la CCSN, y compris le tritium.  

  • La limite de dose canadienne pour le grand public est 1 millisievert (mSv) par année.
  • La limite de dose canadienne pour les travailleurs du nucléaire est 50 mSv par année et 100 mSv sur 5 ans. 

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Q7. Existe-t-il un risque sanitaire lié aux concentrations de tritium dans les produits maraîchers étudiés?

R7. Non. La plus forte dose de tritium pour le public en 2007 provenant de la consommation de produits agricoles locaux de Pembroke était inférieure à 0,004 mSv par an. C’est très inférieur à la limite de dose pour le public de 1 mSv par an et de plusieurs ordres de grandeur en dessous des doses connues ayant des effets sur la santé.

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