En vedette : les systèmes d'alerte du public de l'Ontario
Le 20 mars 2012
Les autorités locales et provinciales ont mis à l'essai et amélioré des systèmes d'alerte du public près des centrales nucléaires de Pickering et de Darlington. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) mesure les progrès réalisés en vue de respecter les normes provinciales actuelles.
Le 28 mars, la CCSN tiendra une réunion publique (PDF), diffusée sur le Web, pour examiner l'état du système d'alerte du public de la ville de Pickering et de la région de Durham. Des représentants de Gestion des situations d'urgence Ontario (GSUO) seront aussi présents.
Lors de la plus récente réunion tenue en septembre 2011, les commissaires se sont dits préoccupés par le non respect de certaines exigences provinciales relatives aux alertes du public en cas d'urgence nucléaire. Ces exigences prévoient que pratiquement toute la population qui se trouve dans un rayon de 3 km (zone contiguë) des centrales, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, doit être avertie dans les 15 minutes suivant l'activation d'un système d'alerte. Il existe aussi des exigences précises pour la zone de 10 km (zone primaire).
À la suite d'essais effectués ces dernières années, les autorités locales ont confirmé que des sirènes et des systèmes d'appels automatisés ont permis d'avertir près de 100 % des personnes se trouvant dans la zone de 3 km de la centrale nucléaire de Darlington. On déploie des efforts supplémentaires pour le site de Pickering dans le but d'obtenir les mêmes résultats. Les autorités locales prévoient installer des sirènes supplémentaires et acheter un autre système d'appels automatisé pour accélérer le processus. Il est attendu que les exigences relatives à la zone de 3 km seront respectées en octobre 2012.
GSUO, la région de Durham, Ontario Power Generation et la cité de Toronto se concertent actuellement pour établir des stratégies qui leur permettront de se conformer aux exigences de la zone de 10 km aux alentours des centrales de Pickering et de Darlington. La CCSN suivra ces travaux de près et a l'intention de collaborer avec les autorités autant que faire se peut dans le but de s'assurer que tous partagent la même compréhension des interventions d'urgence sur le site et hors site et de leur pleine intégration.
Les essais ont permis de confirmer que les centrales nucléaires de Bruce-A et de Bruce-B respectent les exigences relatives à la zone de 3 km. Ces installations se trouvent dans un milieu rural où la densité de population est faible. Des efforts sont déployés afin de faire de même pour la zone de 10 km. Les Laboratoires de Chalk River qui appartiennent à EACL occupent un vaste site éloigné des centres urbains. GSUO s'affaire encore à vérifier la conformité aux exigences.
Leçons tirées de Fukushima
Peu de temps après l'accident de mars 2011, la CCSN a confirmé que les centrales nucléaires canadiennes sont exploitées en toute sûreté et qu'elles peuvent résister à des dangers externes. Un plan d'action visant à accroître davantage la sûreté des installations et à tenir compte de toutes les leçons tirées de cet événement sera présenté au tribunal de la Commission le 3 mai (PDF). Le renforcement de la préparation aux situations d'urgence et des mesures d'intervention constitue un pilier de ce plan.