Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Réponse de la CCSN concernant l'article d'opinion publié le 1er mars 2010 dans Le Nouvelliste et intitulé « Les Québécois peuvent encore dire non »

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) aimerait clarifier certaines interprétations erronées contenues dans l’article d’opinion publié le 1er mars 2010 et intitulé « Les Québécois peuvent encore dire non ».

L’industrie nucléaire canadienne a, à son actif, plus de 30 années d’exploitation sûre, dictée en grande partie par les normes rigoureuses établies par la CCSN. Bien que les choix énergétiques futurs de chaque province ne soient pas une décision qui relève de la CCSN, cette dernière n’acceptera pas que certains critiquent sans fondement le solide dossier de sûreté et de protection environnementale des installations nucléaires exploitées sous sa surveillance.
           
L’extraction minière d’uranium est l’activité minière la plus lourdement réglementée au Canada. Plutôt que de critiquer les activités de prospection et d’extraction de l’uranium pour lesquelles aucun impact sur la santé n’a été démontré, les auteurs de l’article devraient s’efforcer de militer afin que toutes les autres industries prennent exemple sur les normes élevées imposées à l’industrie nucléaire.

Tous les déchets générés par les activités nucléaires sont et continueront d’être stockés de manière sûre et sécuritaire dans des installations autorisées par la CCSN. En vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire, l’industrie a été mandatée de trouver une solution à long terme pour le stockage permanent du combustible irradié. Une solution a été trouvée et un plan judicieux approuvé par le gouvernement est maintenant en place. Aux termes de ce plan, les travaux de construction et d’exploitation éventuelle de l’installation seront entièrement financés par l’industrie qui produit les déchets. La CCSN, grâce à sa réglementation des garanties financières pour les grandes installations nucléaires, s’assure que des plans appropriés ainsi que les fonds nécessaires à leur financement seront disponibles en cas de besoin.

La CCSN se fie à l’expertise de scientifiques, d’ingénieurs, de docteurs et d’experts accrédités dans des domaines qui relèvent de son champ de travail. Il est décevant de constater le sentiment de peur qu’alimentent certains médecins locaux lorsqu’ils véhiculent des renseignements erronés dans leur région. De plus, bien que certains auteurs tiennent à citer leurs titres de compétence ou leurs affiliations dans l’article, les déclarations qu’ils y font reposent sur des croyances non corroborées plutôt que sur des faits scientifiques. Il est très malheureux de voir la respectée Fondation David Suzuki prêter son nom à la promotion d’une science de pacotille.

La CCSN déploie des efforts considérables pour s’acquitter de son mandat qui consiste à préserver la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens et à protéger l’environnement. Ses décisions sont fondées sur la science plutôt que sur des idéologies. Jamais la CCSN ne délivrerait un permis pour une installation sans qu’il soit démontré que cette installation est sécuritaire.

Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire