Réponse de la CCSN à l’article de CBC intitulé « Nuclear watchdog unable to closely monitor Point Lepreau »
25 juin 2012
Je suis déçu – mais non surpris – de lire votre article intitulé « Nuclear watchdog unable to closely monitor Point Lepreau ». Il semble que les rares faits – rapportés hors contexte – présents dans votre article n’y soient que pour deux raisons : faire un reportage à sensation sur un incident très peu significatif et donner au public une impression erronée de la capacité de la CCSN à surveiller les travaux effectués dans les centrales nucléaires au Canada. Permettez-moi d’assurer à vos lecteurs que la centrale nucléaire de Point Lepreau est sûre et que la CCSN, quoi qu’en dise votre journaliste, a suivi de près toutes les activités liées à sa remise à neuf.
Le déversement circonscrit dont il a été question la semaine passée à la réunion de la Commission est survenu durant l’un des très nombreux tests de sûreté réalisés avant le redémarrage du réacteur. Il a été nettoyé rapidement et selon les procédures, et il n’a eu aucune conséquence pour les travailleurs et l’environnement.
Lorsque la remise à neuf d’une centrale est achevée, l’exploitant doit satisfaire à des exigences strictes de la CCSN et réaliser de nombreux tests de sûreté. Puisque la centrale est arrêtée depuis quelques années et que le réacteur est en état d’arrêt sûr, le moment est idéal pour effectuer ces tests et déterminer les améliorations qui s’imposent.
En ce qui a trait aux programmes de formation dont il est question dans l’article, le public peut être assuré que les programmes en question sont examinés et approuvés par nos experts. La CCSN utilise une méthode graduelle à l’égard du risque, et nos inspecteurs concentrent leurs efforts là où une surveillance est nécessaire. Il est important de garder en tête que la CCSN est l’organisme de réglementation – pas l’exploitant – et qu’à ce titre, elle ne fait pas de microgestion. Son rôle est plutôt de s’assurer que le cadre de sûreté qu’elle a élaboré est respecté. La petite lacune dans la formation que nous avons décelée durant notre évaluation du déversement a été comblée à notre satisfaction.
Tant la CCSN qu’Énergie NB ont communiqué la nouvelle du déversement lorsque celui ci est survenu, et la réunion publique de la CCSN la semaine dernière a été l’occasion pour le public d’observer son ouverture et sa transparence. Une déformation des faits telle qu’on l’observe dans votre article ne fait que miner l’engagement de la CCSN à assurer la sûreté des Canadiens. Lorsque la Commission a renouvelé le permis d’exploitation de Point Lepreau, elle l’a fait sur la base de notre conclusion, tirée après une analyse exhaustive, que l’installation peut être exploitée en toute sûreté et sécurité.
Ramzi Jammal
Premier vice-président et chef de la réglementation
Commission canadienne de sûreté nucléaire