Seul un extrait de cette lettre a été affiché sur le site Web du Globe and Mail le 1er juillet 2009.
La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) aimerait corriger l’affirmation trompeuse énoncée dans votre article du 29 juin au sujet de la sûreté des centrales nucléaires au Canada.
Les réacteurs CANDU sont exploités de façon sûre depuis plus de 30 ans. La CCSN a la responsabilité réglementaire de s’assurer que cela continue.
La contre-réaction positive des réacteurs CANDU n’a rien de nouveau. La CCSN et les exploitants de centrale nucléaire comprennent bien le phénomène. En fait, les systèmes de sûreté des réacteurs CANDU ont été conçus en fonction de cette caractéristique et de façon à arrêter le réacteur avant qu’il y ait défaillance du combustible. C’est pourquoi les réacteurs CANDU, contrairement à bon nombre d’autres conceptions de réacteur, sont protégés par deux systèmes d’arrêt à action rapide qui sont indépendants, variés et entièrement opérationnels et qui contrebalanceraient tout événement lié au coefficient de réactivité positif.
Dans le cadre de sa surveillance et de son analyse réglementaires ininterrompues, la CCSN continue de fournir de l’information et d’effectuer des recherches pour offrir une compréhension claire de tout problème possible ayant trait aux installations nucléaires canadiennes. C’est dans ce contexte que le document mentionné a été préparé. La situation a été expliquée au journaliste lors d’une entrevue avec du personnel de la CCSN. Il est donc surprenant que le journaliste ait mal compris et dénaturé la question.
En tant qu’organisme de réglementation fédéral, la CCSN s’assure que les dossiers de sûreté de tous les réacteurs atteignent les objectifs de sûreté et que tous les exploitants de centrale nucléaire prennent les mesures voulues pour préserver la santé et la sécurité des personnes, pour protéger l’environnement et pour maintenir la sécurité nationale.
Michael Binder
Président et premier dirigeant
Commission canadienne de sûreté nucléaire