Commission canadienne de sûreté nucléaire
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Au Canada, la Commission canadienne de sûreté nucléaire exerce une surveillance réglementaire constante des centrales nucléaires afin de s’assurer que leur exploitation ne pose pas de risque déraisonnable pour la santé, la sûreté, la sécurité ou l’environnement, et qu’elle respecte les obligations internationales du Canada ayant trait à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.
La version 2 du document d’application de la réglementation RD-360, intitulée Gestion de la durée de vie des centrales nucléaires, décrit les exigences réglementaires relatives à l’exploitation à long terme d’une centrale nucléaire et à la fin de son exploitation. Le document d’orientation connexe GD-360 Lignes directrices pour la gestion de la durée de vie des centrales nucléaires (ébauche) [1] fournit de l’information sur la façon de satisfaire à ces exigences.
L’exploitation à long terme d’une centrale nucléaire signifie que l’exploitation dépasse sa durée de vie théorique. Le titulaire de permis peut décider de maintenir l’installation en exploitation jusqu’à sa remise en état ou son arrêt définitif, ou il peut amorcer les activités de remise en état pour en assurer l’exploitation à long terme. À cet effet, le titulaire de permis doit fournir l’assurance que le dossier de sûreté est maintenu pour toutes les activités autorisées par le permis d’exploitation de réacteur de puissance tout au long de la période d’exploitation à long terme. Plus précisément, il doit démontrer que la centrale continuera de respecter le fondement d’autorisation et chercher des occasions d’améliorer la sûreté. Pour ce faire, il doit effectuer un examen intégré de la sûreté, soit une évaluation exhaustive de la conception, de l’état et de l’exploitation de la centrale nucléaire. Le titulaire de permis donne suite aux résultats de l’EIS au moyen d’un plan intégré de mise en œuvre.
Le titulaire peut décider de mettre fin à l’exploitation de la centrale, soit l’arrêt définitif des réacteurs d’une centrale (ou d’un réacteur d’une centrale qui en contient plusieurs). En pareil cas, la centrale demeure assujettie à son permis d’exploitation de réacteur de puissance, qui autorise l’exécution d’activités durant la période de transition allant de l’arrêt du réacteur et son état de stockage sûr jusqu’à la phase de déclassement. Le titulaire de permis doit alors mettre en œuvre un plan de fin d’exploitation comprenant un plan d’exploitation durable pour assurer le fonctionnement sûr de la centrale jusqu’à l’arrêt définitif de chaque réacteur. Selon la stratégie retenue, le plan de fin d’exploitation inclura un plan détaillé de déclassement ou un plan d’état de stockage sûr pour la période de transition qui précède le déclassement de la centrale.
D’autres considérations relatives à la santé, à la sûreté et à l’environnement pourraient nécessiter le respect d’exigences additionnelles. Il incombe au titulaire de permis de déterminer les autres lois ou normes applicables.
La version 2 du document d’application de la réglementation RD-360 remplace la version intitulée Prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires et publiée en février 2008.
1.0 Introduction
1.1 But
1.2 Portée
1.3 Réglementation pertinente
1.4 Normes nationales et internationales
2.0 Dispositions générales
2.1 Exploitation à long terme
2.2 Fin de l’exploitation
3.0 Exploitation à long terme
3.1 Examen intégré de la sûreté
3.2 Document de base de l’examen intégré de la sûreté
3.2.1 Portée
3.2.2 Énoncé du fondement d’autorisation au moment d’amorcer l’EIS
3.2.3 Examen des domaines de sûreté et de réglementation
3.2.4 Énoncé des codes, normes et pratiques modernes
3.2.5 Détermination et traitement des constatations
3.2.6 Processus décisionnel de gestion du risque
3.2.7 Méthodologie d’évaluation globale
3.2.8 Programme de gestion de la qualité
3.2.9 Contrôle des modifications
3.3 Rapports sur les domaines de sûreté et de réglementation
3.4 Rapport final de l’examen intégré de la sûreté
3.5 Plan intégré de mise en œuvre
3.6 Plan de maintien en exploitation
3.7 Remise en état et plan d’exécution de projet
4.0 Plan de fin d’exploitation
4.1 Plan d’exploitation durable
4.2 Plan d’état de stockage sûr
4.2.1 Plan d’activités de stabilisation
4.2.2 Plan de stockage et de surveillance
4.3 Plan de déclassement
Glossaire
Annexe A : Gestion de la durée de vie des centrales nucléaires
Annexe B : Domaines de sûreté et de réglementation de la CCSN
Références
Renseignements supplémentaires
Le présent document d’application de la réglementation décrit les exigences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) au regard des activités qu’un titulaire de permis doit réaliser à l’appui d’un projet d’exploitation à long terme (ELT) d’une centrale nucléaire ou de la fin de l’exploitation de celle-ci avant son déclassement.
Le présent document décrit les mesures que doit prendre le titulaire de permis qui souhaite réaliser un projet d’ELT ou mettre fin à l’exploitation d’une centrale. L’ELT est l’exploitation qui dépasse la durée de vie théorique d’une centrale; elle peut nécessiter soit le maintien de l’exploitation de la centrale jusqu’à sa remise en état ou son arrêt définitif, soit sa remise en état suivie de la période d’ELT. La fin de l’exploitation est l’arrêt définitif des réacteurs d’une centrale (ou d’un réacteur d’une centrale qui en contient plusieurs). En pareil cas, la centrale demeure assujettie à son permis d’exploitation d’un réacteur de puissance, qui autorise l’exécution d’activités durant la période de transition allant de l’arrêt du réacteur et son état de stockage sûr jusqu’à la phase de déclassement.
Le présent document traite des activités devant être réalisées durant la phase d’exploitation de la centrale, en vertu de l’autorisation d’un permis d’exploitation d’un réacteur de puissance délivré par la CCSN. Il ne traite pas des activités devant être réalisées dans le cadre d’un permis de déclassement.
Les exigences et les activités ayant trait à la réalisation d’une évaluation environnementale (EE) et (ou) à une demande de permis de déclassement ne sont pas abordées dans ce document.
Le document d’orientation connexe GD-360 Lignes directrices pour la gestion de la durée de vie des centrales nucléaires (ébauche) [1] fournit de l’information sur la façon de satisfaire à ces exigences.
Les dispositions législatives et les règlements de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires (LSRN, la Loi) qui s’appliquent au présent document sont les suivants :
1. Le paragraphe 24(4) de la LSRN stipule que « La Commission ne délivre, ne renouvelle, ne modifie ou ne remplace une licence ou un permis que si elle est d’avis que l’auteur de la demande, à la fois : a) est compétent pour exercer les activités visées par la licence ou le permis; b) prendra, dans le cadre de ces activités, les mesures voulues pour préserver la santé et la sécurité des personnes, pour protéger l’environnement, pour maintenir la sécurité nationale et pour respecter les obligations internationales que le Canada a assumées. »
2. Le paragraphe 24(5) de la LSRN stipule que « Les licences et les permis peuvent être assortis des conditions que la Commission estime nécessaires à l’application de la présente loi [...] »
3. L’article 3 du Règlement général sur la sûreté et la réglementation nucléaires décrit les dispositions générales relatives aux demandes de permis.
4. Les alinéas 12(1)c), f) et i) du Règlement général sur la sûreté et la réglementation nucléaires stipule que « Le titulaire de permis : […]
c) prend toutes les précautions raisonnables pour protéger l’environnement, préserver la santé et la sécurité des personnes et maintenir la sécurité des installations nucléaires et des substances nucléaires; […] f) prend toutes les précautions raisonnables pour contrôler le rejet de substances nucléaires radioactives ou de substances dangereuses que l’activité autorisée peut entraîner là où elle est exercée et dans l’environnement; […] i) prend toutes les mesures nécessaires pour aider le Canada à respecter tout accord relatif aux garanties qui s’applique; […] »
1. Les articles 3 et 6 du Règlement sur les installations nucléaires de catégorie I décrivent les dispositions générales relatives aux demandes de permis pour des installations nucléaires et les renseignements exigés pour présenter une demande de permis d’exploitation d’une installation nucléaire.
D’autres lois, règlements et codes s’appliquent également aux projets d’ELT, dont la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) [2] et ses règlements [3, 4, 5, 6, 7], et le Code canadien du travail, Partie II, Santé et sécurité au travail [7]. Voir aussi Renseignements supplémentaires.
Les éléments et principes fondamentaux à la base du présent document sont conformes aux normes, pratiques et guides nationaux et internationaux.
Le présent document d’application de la réglementation est également conforme aux documents suivants :
Au moment où la centrale nucléaire s’approche de la fin de sa durée de vie théorique, le titulaire de permis doit mettre en œuvre les mesures relatives à une ELT ou à la fin de l’exploitation, selon ce qu’indique l’annexe A. Le titulaire de permis doit prendre ces mesures au moins cinq ans avant que la centrale atteigne la fin de sa durée de vie théorique.
Le titulaire de permis doit aviser la CCSN de son intention de maintenir la centrale en exploitation après la fin de sa durée de vie théorique. La stratégie relative à l’ELT comporte deux options :
Le titulaire de permis doit prendre les mesures suivantes, à l’appui de l’ELT :
Selon l’option retenue, le titulaire de permis pourra soit présenter un plan de maintien en exploitation soit un plan détaillé d’exécution de projet de remise en état, tels qu’ils sont décrits dans les sections 3.6 et 3.7 respectivement.
Il se peut que les mesures envisagées pour mettre en œuvre l’ELT constituent un projet aux termes de la LCEE et soient assujetties à une EE. Si tel est le cas, l’EE sera réalisée conformément aux exigences établies dans la LCEE. L’exécution de l’EE est un processus distinct de celui de l’EIS et n’est pas traitée dans le présent document
Le titulaire de permis doit informer la CCSN de son intention de mettre fin à l’exploitation de la centrale. Il doit soumettre un plan de fin d’exploitation accompagné d’un plan d’exploitation durable et d’un plan d’état de stockage sûr, ou d’un plan détaillé de déclassement, tel qu’il est décrit dans la section 4.
Si le titulaire de permis décide de maintenir la centrale en exploitation au-delà de sa durée de vie théorique, il doit effectuer un EIS et, dans tous les cas, exécuter un PIMO.
L’EIS est une évaluation exhaustive de la conception, de l’état et de l’exploitation de la centrale. Il vise à répondre aux questions suivantes :
L’EIS doit comprendre les documents suivants :
Le titulaire de permis doit effectuer les examens de sûreté et préparer les rapports liés aux DSR ainsi que le rapport final de l’EIS en conformité avec le document de base de l’EIS. Selon l’état actuel de la centrale, le titulaire de permis doit cerner et évaluer tout cas de non-conformité par rapport aux exigences applicables et aux attentes liées aux codes, normes et pratiques modernes.
Le document de base de l’EIS décrit la portée et la méthodologie de l’EIS. Le titulaire de permis doit établir un processus de mise à jour de ce document afin d’y intégrer, par exemple, les modifications à la portée du projet, et soumettre les mises à jour ou modifications à la CCSN pour examen. Les éléments que doit comprendre le document de base de l’EIS sont décrits dans les sections 3.2.1 à 3.2.9.
Le document de base de l’EIS doit décrire la portée de l’examen en question. Le titulaire de permis doit :
Le titulaire de permis doit documenter le fondement d’autorisation au moment d’amorcer l’EIS. Il doit utiliser le fondement d’autorisation aux fins d’examens de la conformité, et celui-ci doit servir d’élément de référence dans l’examen réalisé par rapport aux codes, normes et pratiques modernes. Par conséquent, le titulaire de permis doit s’assurer que le fondement d’autorisation actuel ou modifié demeurera valide durant la période proposée d’ELT.
Le titulaire de permis doit définir la portée, les éléments à examiner et les méthodologies à appliquer pour chaque DSR. Il est possible d’adapter la portée de l’examen du DSR pour faire en sorte que l’objet de l’examen tienne compte de la période et de la faisabilité de l’ELT – voir les objectifs de rendement relatifs aux DSR à l’annexe B.
Le titulaire de permis doit indiquer les codes, normes et pratiques qui seront utilisés dans l’examen de chaque DSR, y compris énoncer les critères appliqués pour leur sélection. Il doit préciser la date d’entrée en vigueur des codes pour les codes, normes et pratiques à prendre en considération dans l’EIS. Pour chaque code, norme ou pratique indiqués, le titulaire de permis doit indiquer le type d’examen à réaliser.
Le titulaire de permis doit décrire les processus d’identification, de consignation, de classement par catégorie et par ordre prioritaire, et de traitement des constatations, et doit fournir une justification à l’égard des constatations non traitées. Il doit confirmer que tout cas de non-conformité avec les fondements de conception et d’autorisation actuels sera immédiatement traité et corriger les cas de non-conformité aux codes, normes et pratiques modernes, dans la mesure du possible.
Le titulaire de permis doit décrire le processus décisionnel de gestion du risque qu’il propose d’appliquer pour évaluer les différentes façons de donner suite aux constatations relevées dans l’EIS et choisir parmi celles-ci.
Le titulaire de permis doit élaborer une méthodologie relative à l’exécution de l’évaluation globale qui sera intégrée au rapport final de l’EIS. Le titulaire de permis utilisera cette méthodologie pour évaluer le dossier de sûreté de la centrale, notamment :
Les résultats de l’évaluation globale sont intégrés au rapport final de l’EIS.
Le titulaire de permis doit établir le programme de gestion de la qualité applicable à l’égard de l’EIS, et le décrire dans le document de base de l’EIS.
Le titulaire de permis doit établir un processus de mise à jour du document de base de l’EIS afin d’y intégrer les nouvelles questions et modifications concernant, par exemple, la portée du projet, et soumettre les mises à jour ou modifications à la CCSN pour examen.
Le titulaire de permis doit réaliser des examens à l’égard de chaque DSR en conformité avec les exigences de la section 3.1. Le titulaire de permis doit préparer les rapports sur les DSR de l’EIS qui seront présentés à la CCSN. En fonction de l’état de la centrale, le titulaire de permis doit déterminer et évaluer tout cas de non-conformité aux exigences et aux attentes applicables liées aux codes, normes et pratiques modernes.
Le titulaire de permis doit rédiger un rapport final de l’EIS comprenant les éléments suivants :
Le titulaire de permis doit soumettre le rapport final de l’EIS à la CCSN pour examen.
Le titulaire de permis doit élaborer un PIMO qui donne suite aux résultats de l’EIS pour appuyer la période d’ELT. Si une EE a été réalisée, le titulaire de permis doit s’assurer que le PIMO intègre toute mesure ou tout programme de suivi mentionnés dans celle-ci. Lors de l’élaboration du PIMO, le titulaire de permis doit confirmer que les hypothèses concernant le projet demeurent valides, notamment en ce qui concerne :
Le titulaire de permis doit évaluer l’impact des changements apportés aux engagements ou hypothèses figurant dans la documentation de l’EIS, y compris l’impact des changements sur le PIMO et fournir une justification à cet égard.
Dans le PIMO, le titulaire de permis doit :
S’il est décidé d’exploiter de la centrale pour une période limitée après sa durée de vie théorique (moins de 10 ans), le titulaire de permis doit concevoir un plan de maintien en exploitation afin de confirmer que les hypothèses concernant le projet demeurent valides, de préciser le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives et des améliorations en matière de sûreté mentionnées dans le PIMO et de donner suite aux mesures qui doivent être prises à l’appui de la période d’ELT, jusqu’au moment où la décision sera prise de remettre en état la centrale ou de mettre fin à son exploitation. Le titulaire de permis doit s’assurer que le plan traite de tous les éléments des SDR autorisés par le permis d’exploitation d’un réacteur de puissance.
Si la décision porte sur la remise en état de la centrale, le titulaire de permis doit établir et mettre en œuvre un plan d’exécution de projet. La mise en œuvre de ce plan pourrait être précédée d’une période d’exploitation limitée consécutive à la durée de vie théorique de la centrale. Si tel est le cas, avant d’entreprendre le projet de remise en état, le titulaire de permis doit mettre à jour l’EIS et le PIMO au besoin pour tenir compte de toute modification survenue entre l’exécution du PIMO et le début du projet de remise en état (voir annexe A).
Le titulaire de permis doit s’assurer que le plan d’exécution du projet de remise en état comprend ce qui suit :
Si la décision vise la fin de l’exploitation de la centrale nucléaire, le titulaire de permis doit établir et mettre en œuvre un plan de fin d’exploitation au moins cinq ans avant son arrêt définitif. Le titulaire de permis doit décrire la stratégie, les dispositions et les activités qu’il prendra pour fournir l’assurance que la centrale sera exploitée de façon sécuritaire jusqu’à l’arrêt définitif de chaque réacteur et durant la période de transition précédant le début du déclassement.
Le titulaire de permis doit préciser ce qui suit :
Le titulaire de permis fournira également l’un ou l’autre des éléments suivants :
Le titulaire de permis doit veiller à ce que le plan d’exploitation durable décrive les dispositions et les activités qui permettront de démontrer que l’exploitation sûre et fiable de la centrale sera maintenue pour chaque DSR visé par le permis d’exploitation d’un réacteur de puissance, et ce, durant la période d’exploitation précédant l’arrêt définitif de chaque réacteur.
Le titulaire de permis doit s’assurer que le plan tient compte de tous les éléments des DSR autorisés par le permis d’exploitation d’un réacteur de puissance et fournir de l’information sur la durée, le calendrier et les jalons relatifs à l’exécution des activités le cas échéant.
Si le titulaire de permis prévoit reporter le déclassement de la centrale, il doit établir et mettre en œuvre un plan d’état de stockage sûr.
Le titulaire de permis doit décrire les dispositions et les activités requises pour mettre les réacteurs dans un état de stockage sûr et assurer leur surveillance jusqu’à leur déclassement. Il doit en outre fournir un plan d’activités de stabilisation et un plan de stockage et de surveillance.
Le titulaire de permis doit décrire les dispositions et activités qui seront réalisées pour assurer la transition sûre des réacteurs entre l’arrêt définitif et l’état de stockage sûr. Il doit aussi fournir de l’information sur la configuration de la centrale durant la phase de stockage sûr ainsi que sur les tâches et processus nécessaires pour mettre en place cette configuration.
Le titulaire de permis doit décrire les dispositions et activités requises pour assurer le maintien de l’état de stockage sûr et sa surveillance durant la période de report avant le démantèlement et le déclassement définitifs de la centrale.
Étant donné que ces activités seront réalisées dans le cadre du permis d’exploitation d’un réacteur de puissance, le titulaire de permis doit traiter, selon le cas, de tous les éléments des DSR autorisés par le permis, et fournir de l’information sur la durée, le calendrier et les jalons relatifs à leur exécution.
Si le titulaire de permis a l’intention de procéder immédiatement au déclassement à la fin de l’exploitation, il doit préparer un plan détaillé pour appuyer sa demande de permis de déclassement. La demande d’un tel permis doit être rédigée conformément à l’article 7 du Règlement sur les installations nucléaires de catégorie I et aux autres dispositions applicables. Le permis de déclassement est exigé avant que commence l’exécution des activités de déclassement.
Domaine fonctionnel
Domaines de sûreté et de réglementation
Objectif de rendement
Gestion
Système de gestion
La direction exerce une supervision adéquate sur le contrôle et la mise en œuvre des activités définies dans l’ensemble de documents décrivant les processus.
Gestion du rendement humain
L’exploitation sûre d’une installation nucléaire, de façon continue et uniforme, par la mise en œuvre d’un ensemble de programmes, politiques, normes et procédures.
Rendement en exploitation
Une conduite des opérations sûre et sécuritaire et qui prête l’attention voulue à la préservation de la santé et de la sécurité des personnes, au maintien de la sécurité nationale, à la protection de l’environnement et au respect des obligations internationales.
Installation et équipement
Analyse de la sûreté
La preuve que les conséquences des accidents de dimensionnement sont acceptables; des systèmes de protection capables d’effectuer adéquatement le contrôle de la puissance, le refroidissement du combustible et le confinement de toute radioactivité émanant de la centrale.
Conception physique
Un fondement de conception qui demeure valide pour toutes les structures, tous les systèmes et tous les composants.
Aptitude au service
Les systèmes, structures et composants dont le rendement peut avoir une incidence sur la sûreté de l’exploitation ou la sécurité, demeurent dans un état de disponibilité, de fiabilité et d’efficacité qui est conforme à la conception, aux mesures de contrôle de la qualité et aux documents d’analyse.
Processus de contrôle de base
Radioprotection
Une protection adéquate de la santé et de la sécurité des personnes se trouvant à l’intérieur de l’installation contre les rayonnements ionisants.
Santé et sécurité classiques
Des pratiques et des conditions classiques en matière de santé et de sécurité au travail qui atteignent un haut niveau de sécurité personnelle.
Protection de l’environnement
La protection de l’environnement et la préservation de la santé et de la sécurité des personnes par la prise de toutes les précautions raisonnables, y compris la détection, le contrôle et la surveillance des rejets de substances radioactives ou dangereuses dans l’environnement.
Gestion des urgences et protection contre l’incendie
Des mesures adéquates en matière de préparation aux situations d’urgence et de capacité d’intervention qui permettraient d’atténuer les effets des rejets accidentels de substances nucléaires et de substances dangereuses sur l’environnement, la santé et la sécurité des personnes et le maintien de la sécurité nationale.
Gestion des déchets
Le programme de gestion des déchets est élaboré en fonction de l’installation et du flux des déchets. Toutefois, le personnel de la CCSN s’attend à ce que les titulaires de permis élaborent, mettent en œuvre et vérifient leur programme de gestion des déchets et fassent de la gestion des déchets une composante essentielle de leur culture d’organisation et de sûreté.
Sécurité
Un programme de protection physique qui répond aux besoins et aux exigences de l’installation, y compris son exploitation, en matière de sécurité.
Garanties
La conformité aux mesures que l’entreprise doit prendre afin de satisfaire aux obligations internationales du Canada en matière de garanties en :
Emballage et transport
Conformité au Règlement sur l’emballage et le transport des substances nucléaires de la CCSN et au Règlement sur le transport des marchandises dangereuses de Transports Canada pour tous les envois qui partent du site. Les expéditions de substances nucléaires à l’intérieur de l’installation nucléaire où l’accès à la propriété est contrôlé sont exemptées du Règlement sur l’emballage et le transport des substances nucléaires.
1 AIEA, Basic Safety Principles for Nuclear Power Plants 75-INSAG-3 Rév. 1, INSAG 12, Vienne, 1999.
Les documents suivants présentent des renseignements supplémentaires susceptibles d’intéresser les personnes qui participent aux activités d’exploitation à long terme ou de fin de l’exploitation d’une centrale nucléaire.
Table des matières